Laurence Sylvestre


Machine à voir, parc des Rapides

Cette structure cubique donne à observer le passage des nuages, mis en contradiction avec l’immobilité des eaux calmes du lac. Afin d’accroître cette sensation d’immobilité, le cube voit l’une de ses arêtes submergée pour donner une impression d’ancrage définitif dans le miroir solide des eaux. Ainsi reflétés, immobilité et mouvement ne font qu’un. L’observateur se situe en équilibre sur cette ligne du temps en arrêt, dans le calme et la solitude. Cet objet étrange, comme tombé du ciel, vise à interpeller le visiteur qui devra d’abord trouver la fine passerelle pour accéder à cette structure métallique qui gît au centre du lac. Formellement, le cube est une forme pure et géométrique que l’observateur a tôt fait de s’approprier, supprimant de ce fait toute anxiété pouvant être causée par la découverte d’un lieu inexploré.

Programme d'étude :
Design de l'environnement

Enseignantes :
Hala Younes
Carole Lévesque

Coéquipières :
Nadine Ghaly
Neda Sefaty